Le Nikon D3
Par webmaster, vendredi 5 septembre 2008 à 13:41 :: General :: #48 :: rss
e Nikon D3 est le premier boîtier Nikon numérique full frame : un appareil équipé d’un capteur dont la surface est identique à celle d’un négatif 24x36.

Canon ayant introduit sur le marché son premier appareil full frame dès la fin de 2002, une éternité à l’aune du numérique, cet appareil était attendu avec impatience par les photographes professionnels équipés d’objectifs Nikon.
Format DX :
Le format DX désigne chez Nikon un capteur numérique de 24x16 mm. Sa surface est donc égale à la moitié de la surface d’une photographie au format 24x36. C’était jusqu’à présent le format utilisé par Nikon dans tous ses boîtiers numériques et c’était souvent perçu comme un compromis, une solution transitoire, par de nombreux photographes. La plupart des fabricants d’appareils 24x36 produisent des boîtiers numériques reflex compatibles avec leur gamme d’objectifs argentiques, mais équipés d’un capteur numérique dont la surface est plus petite que 24 x 36mm, la norme des appareils argentiques dont ils sont les successeurs. L’explication en est à la fois économique et technique.
Le prix de revient d’un capteur n’est que marginalement impacté par le nombre de pixels qui sont gravés dessus. Par contre, il croit de façon exponentielle avec sa surface. C’est ce qui explique, en partie, que l’on peut trouver des téléphones portables, à des prix défiants toute concurrence, dotés de capteurs minuscules mais offrant une résolution de 5 ou 6 mégapixels et qu’inversement le coût des dos moyen format numérique soit aussi élevé. De plus, certains objectifs qui donnaient d’excellents résultats en argentique, sont devenus médiocres avec le numérique. L’incidence des rayons lumineux par rapport au plan du capteur soulève un problème spécifique, particulièrement sensible avec les objectifs grand angle, qui n’existait pas en argentique, et que le format DX permet de réduire ou même d’éviter dans la mesure où l’objectif ne couvre que le centre du capteur. Enfin, les lois optiques font que moins le couverture d’un objectif est grande (la taille de l’image projetée par l’objectif sur la surface sensible) et plus sa conception est simple et économique. Ce nouveau format a donc permis de fabriquer une nouvelle gamme d’objectifs, donnant d’excellent résultats parce qu’ils ont été développés spécialement pour le numérique, moins lourds, moins encombrants et moins coûteux à produire que s’ils avaient été développés pour des capteurs 24x36. Tout le monde n’a pas été pas également impacté par ce nouveau format. Les photographes qui utilisent essentiellement des téléobjectifs, pour la chasse photographique par exemple, y ont même trouvé leur compte. Généralement, à qualité comparable, un téléobjectif sera d’autant plus coûteux que sa focale est longue. Or avec le format DX, un 200 mm devient l’équivalent d’un 300 mm en 24x36. Mais à l’inverse, les photographes qui affectionnent les objectifs grand-angle voient avec consternation leur 20 mm devenir un 30 mm. Pour contourner cette difficulté, différents fabricants d’optiques ont lancé assez rapidement des optiques grand-angle optimisées pour la photographie numérique au format DX, telles que l’AFS DX 12-24 F/4G Nikon (équivalent d’un 18-36 mm en 24x36), pour réconcilier les amateurs d’objectifs grands-angulaires avec ce nouveau format. Dans la pratique, les boîtiers au format DX ont gardé l’aspect et l’encombrement des appareils argentiques, ils sont compatibles avec les optiques développés avant l’invention du numérique, mais l’angle de champ des objectifs est affecté par la réduction de la surface sensible
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