Les joies de la photo numérique
Par webmaster, mardi 3 juin 2008 à 11:06 :: General :: #18 :: rss

Nous vivons actuellement une révolution dans la photographie : le passage au numérique. En 1985, la sortie du premier reflex autofocus par Minolta a été un événement important, mais sans mettre en cause tout ce qui tourne autour de la photo : pellicules 35 mm, développement, tirages, agrandissements...
En 1996, la sortie du format APS a été un beau raté car pour un prix supérieur, on offrait pas grand chose de plus à l’utilisateur. Et le numérique pointait son nez !
La photo numérique est arrivée dans tout ce qui était lié à l’informatique : échanges par e-mail, sites Internet, bureautique, en complément de la photo argentique. Depuis, les imprimantes ont appris à sortir des photos de qualité (même si les consommables coûtent cher), et la retouche photo sur un ordinateur ne demande pas d’investissement supplémentaire (le logiciel GIMP est gratuit et offre quasiment les mêmes possibilités que Photoshop d’Adobe).
La photo numérique intéresse le public parce qu’il a la maîtrise complète de la fabrication de la photo : on peut voir le résultat tout de suite (et effacer si ça ne va pas), retoucher (suppression des yeux rouges par exemple) et la diffuser facilement (e-mail, site Internet ou sortie sur imprimante personnelle). De plus, il devient indépendant des dépenses liées à l’achat des pellicules et au traitement des labos. Lors de l’acquisition du premier appareil numérique par le CE en 1998, tout le monde se précipitait pour l’essayer. C’était surtout de la curiosité car le résultat n’était pas génial. Mais c’était le début d’une nouvelle forme de photographie.
Maintenant, voir les photos sur un écran d’ordinateur (ou de télévision avec un lecteur DVD par exemple), c’est plus flatteur que le format 10x15 des tirages standards (les agrandissements sont chers). Et leur transmission avec Internet est immédiate (il n’y a pas besoin d’attendre le développement et de scanner les photos). Par exemple, envoyer un faire part de naissance avec la photo du bébé qui vient de naître devient facile. Le numérique répond à la mode du « je fais par moi-même » qui fait aussi le succès des magasins de bricolage. C’est ce qui faisait le charme de la cuve de développement et de l’agrandisseur pour les photos noir et blanc et qui a été perdu avec le traitement industriel de la photo couleur.
En revanche, cette facilité ne doit pas faire oublier la fragilité de la photo numérique. Comme tout document informatique, l’image numérique est un fichier qu’il faut sauvegarder (avec un graveur de CD). Une panne de disque dur ou un effacement accidentel , c’est si vite arrivé !
La photo numérique a également conquis la photographie professionnelle avec l’arrivée des reflex numériques. Le CANON EOS 300D à moins de 1500 € avec son objectif standard (18-55 mm équivalent à un 29-90 mm en 24x36) et une carte de 512 Mo bouscule un domaine autrefois réservé aux reflex argentiques (voir mon essai de l’EOS 300D).
L’arrivée des appareils numériques a dopé les ventes d’appareils photos en général. Mais les ventes d’appareils à pellicule ne représentent plus que 20 % du total. Certains y voient désormais la fin de la photo argentique :
- Les ventes de diapos sont inférieures à celles du noir et blanc. En France, il n’y a plus qu’un seul laboratoire industriel qui les développe. Les délais pour les travaux sont augmentés (jusqu’à 1 semaine).
- Dans le monde des appareils reflex, seuls les reflex d’entrée de gamme résistent encore, les modèles supérieurs sont concurrencés par les reflex numériques.
- Sauf pour les appareils jetables, les appareils compacts ne trouvent plus preneur, car leur équivalent numérique n’est pas beaucoup plus cher (et est donc vite amorti, car il ne faut pas acheter de pellicules).
- Le marché du matériel d’occasion s’effondre. Non seulement les appareils argentiques n’intéressent plus, mais les anciens appareils numériques sont invendables car les nouveaux sont plus performants et beaucoup moins chers !
Cette forte demande de la part des utilisateurs a fait que tous les efforts ont été orientés vers la photo numérique. Désormais, c’est elle qui s’impose. Mais il y a encore de nouveaux produits argentiques qui sortent (pellicules, appareils reflex, ...). Quel est leur avenir ?
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