Les détenteurs d’un appareil photo numérique ce sont un jour retrouvés face à un portrait. Que va-t-on corriger et quelle est la limite acceptable à la retouche pour ne pas dénaturer la personne ?
N’étant pas professionnel, mes photos ne sont pas parfaites et je suis contraint de corriger les imperfections de la prise de vue: exposition, couleurs, cadrage, et parfois atténuation d’un élément perturbateur dans l’image .au contraire, je conserve tout ce qui fait les particularités de la personne. Pourquoi vouloir gommer des points de beauté, rétrécir des oreilles ou redresser un nez crochu ?
Évidemment, les choses sont fort différentes selon leur finalité. Le visage de la blonde au visage quasi symétrique pour la publicité d’une crème hydratante est le résultat de nombreuses heures de travail. En plus du casting, la séance photo, il y a le maquillage, la coiffure, le décor et enfin la retouche numérique. Loin de la réalité, la pub cherche à séduire dans un monde aseptisé où tout est magnifique et merveilleux. Le clip évolution de Dove montre cette métamorphose de l’image.
Es magazines peuple sont également friands de la retouche quand ça les arrange. L’actrice pulpeuse faisant la une du magazine est soigneusement mise en valeur alors que deux pages plus loin on montre des célébrités sur le bord d’une plage loin d’être à leur avantage. Hormis cette exception, tout est maquillé pour masquer le vilain bouton, le bourrelet disgracieux, la trace de transpiration, afin de rendre le personnage plus beau, plus attirant.
Dans les hebdomadaires, la tendance est plus variable. On hésite moins à modifier un détail tout en restant fidèle à la photo d’origine: éclaircir un ciel, blanchir la dentition d’un personnage.