Image et Symbole
Par webmaster, mardi 20 mai 2008 à 15:22 :: General :: #3 :: rss
Image et Symbole
Le rôle de l'image Le dictionnaire des symboles de Jean Chevalier, ed Bouquins, 1982,(DS) L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn' Arabie de Henri Corbin, 1958, (IC) L'homme à la découverte de son âme; structure et fonctionnement de l'inconscient, 2ème édition de C.G. Jung, Genève 1946, (HA) Traité d'histoire des religions de Mircea Eliade, Paris 1949, n.e. 1964, (TH) Les trois fonctions chez Lacan L'entre-Image de Raymond Bellour Les structures anthropologiques de l'imaginaire de Gilbert Durand, 1963, (SA) L'image-mouvement et l'image temps de Gilles Deleuze Les iconoclastes de Jean-Joseph Goux Vocabulaire de la psychanalyse de j Laplanche, 1967, (VP) L'exposition : passage de l'image L'exposition: les vanités
On sait qu'il existe des choses et que pour désigner ces choses les êtres vivants utilisent un langage. Ce langage peut être une langue (l'anglais, le français, le latin etc., qui possèdent un lexique et une syntaxe...) ou un système de signes ( le langage des sourds-muets, le dessin, la peinture, le cinéma...)
La sémantique est l'étude du sens du langage, la sémiologie l'étude des signes qui servent à produire le sens. Si l'image n'est qu'un système de signes alors elle relève du domaine de la science (sciences du langage, rhétorique, communication..). Mais l'image est-elle réductible à un système de signes ? L'image n'est-elle pas aussi un lieu favorable au développement de l'imaginaire, le lieu où l'artiste revitalise une symbolique qu'il appartient au spectateur d'interpréter.
Approche terminologique (DS)
L'Imaginaire et le Symbolique : essai de définition
Le champ sémantique des divers vocables dérivés en français du terme d'image risquerait d'être singulièrement appauvri si l'interprétation en était faite sur le seul fondement étymologique du latin imago. Dans son acceptation originaire ce terme vise en effet le trait de ressemblance dont se trouve marquée une représentation quelle soit une fable ou un objet plastique. Aussi bien imago a-t-il même racine qu'imitor. S'agit-il au contraire de donner un équivalent à notre imaginaire, c'est à dire à ce genre de représentation dont c'est l'essence de nous soustraire au déjà vu, et d'ériger un monde dont on entend souligner qu'il est sans modèle, c'est à d'autres racines qu'il sera fait appel. Les écrivains latins ont bien marqué d'ailleurs par leurs emprunts terminologiques l'obligation où ils étaient de renouveler leur lexique de l'imaginaire, et c'est vers le grec qu'ils se sont tout naturellement tournés par une série d'emprunts dont l'usage français a lui-même bénéficié. De l'équivalent grec de l'imago latine c'est à dire de l'icône on dissociera le fantasme, c'est à dire l'objet de la fantaisie auquel le phantastikon correspond en des acceptations qui sont l'anticipation du "fantastique" français. La représentation "fantastique" ne se connaît pas d'originale, elle est sans modèle dans le réel, mais elle soutient ce paradoxe de prêter à un contenu irréaliste (la fantaisie), ou pour le moins tenu pour irréel, l'apparence d'une réalité (le fantasme).
Mais de ce déplacement surgit précisément le problème de l'imaginaire : comment l'image en tant qu'image, peut-elle parodier le réel? Comment l'image destinée à reproduire les traits caractéristiques d'un objet se trouve-t-elle revendiquer dans l'imaginaire les traits d'une quasi-réalité? La relation de l'image à l'imaginaire n'est pas un aspect particulier du problème, c'est le problème même de l'imaginaire.
à suivre....
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